Un coeur qui bat mécaniquement, apaisé par les injections de morfine.

Et à la rigueur, je le comprend. Comment compatir pour les autres quand on a vu pire. Je comprends. Mais j'adhère plus. Je me sens largué. Plus je les regarde, plus je me demande ce que je fou là. Pourquoi est-ce que je me casse pas vite d'ici. Plus je les regarde et plus je me sens fausse. Faussement inutile. Avec ou sans moi c'est pareil, maintenant. J'ai pas à me plaindre, et quand je la vois, j'ai honte de m'apitoyer sur mon sort, et j'ai honte de ne pas avoir de raison suffisante pour cette eau salée qui brûle mes joues. Je suis déçut. Ça me déçois de voir les autres passe avant moi. Krystel, tu es bien placée pour le savoir, Leïla. J'ai envie de crier que c'est mon tour. Enfin, c'est le tour à tout le monde. Hypocrite, comme tu m'as si bien décrite. Oui, hypocrite. J'aime passer pour la gentille fille qui aime tout le monde, alors qu'en réalité, le monde entier m'exaspère. Et je pense que tout le monde est bien au courant. Évidement qu'il faudrait que je change. Mais c'est trop facile comme ça. "On voit la paille dans l'½il du voisin mais pas la poutre dans le sien." Il faudrait que je commence à redevenir la petite Mylène intéressante qui fait légerement sourire Krystel, qui amuse Simon et qu'aime Amandine. Évidemment. Mes défauts, j'en ai plein. Vous aussi. Vous n'êtes pas "blanc comme neige", moi non plus. Il me semblait que vous m'aimiez pour ça aussi. La folie. Elle a disparut pendant l'été, comme ma fusion dans les yeux. Ça dérangeait les uns, intriguait les autres.On ne peut pas plaire à tout le monde. J'ai décidé de plaire à personne. A la rigueur, je m'en fou. C'est peut être ça mon problème au fond. Je m'en tape. Ça me blesse, ça me fait mal, ça me donne envie de vomir, mon ventre se tord en deux. Mais je m'en tape maintenant, tu sais. C'est vrai que j'ai envie de pleurer quand je regarde les photos de l'an dernier. On parait tellement unis. Effectivement que ma gorge se noue quand je pense aux champs, à l'herbe, à ton sourire qui monte et mon bonheur qui éclate, qui s'est arrêter sans qu'on en est réellement pris conscience. Quand je pense à St Victor, au réveillon, à une guitare, au Doux, en Espagne, à Venise, au bonheur et à l'insouciance. J'aime me repasser tout ça en boucle, devenir mélancolique, et re-visionnait mes photos, mais tu vois, ça me fais plus que plaisir au fond.
Je me sens largué. Et maintenant il m'arrive souvent de me demander ce que je fou ici.



Photo : Merci Krystel.
Ça me fait regretter.
Un coeur qui bat mécaniquement, apaisé par les injections de morfine.

# Posté le lundi 08 décembre 2008 15:22

"Chantilly. Tu tourne et tu lèche." Merci Julie de me l'avoir rappeler...

 "Chantilly. Tu tourne et tu lèche." Merci Julie de me l'avoir rappeler...
Ça me manque.

Tais toué toé !
Pet-Get-Fête-Sex'.
Ça va faire tout noir... Ta gueule !
Poussez vous excuser moi, pousser moi excusez vous !


Et putain, j'arrive même plus à me souvenir des autres !
C'est trop loin, il y a trop longtemps...
Je regrette ce temps là.
Là où nous pouvions encore nous appeler "Nous".


Photo : Nuit chez Simon.
Par Lilo. Blog de Julie.

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 12:58

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 13:51

Tout à commencer là. Et tout y a finit.

Tout à commencer là. Et tout y a finit.
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# Posté le samedi 13 décembre 2008 13:30

Il la tua. C'est à peu près à ce moment là qu'elle arrêta de le tromper.

Et elle comprit un peu tard que son coeur ne serai plus un terrain de jeu.
Love ya.


Excuse moi, mais cette photo est bien trop drôle.
   Il la tua. C'est à peu près à ce moment là qu'elle arrêta de le tromper.

# Posté le vendredi 19 décembre 2008 16:07

Retrouves ton enfance avec l'espoir que t'as dans le coeur. N'as-tu pas vu la chance des gens qui nagent dans le bonheur ?

Retrouves ton enfance avec l'espoir que t'as dans le coeur. N'as-tu pas vu la chance des gens qui nagent dans le bonheur ?
Putain aujourd'hui je suis de bonne humeur. J'ai redécouvert le mot "vivre". Et ça, ça fait du bien. J'ai envie de crier, de sauter, de courir. Ca y est, c'est partit, j'suis heureuse ! J'suis heureuse !

"Et on vivra sur l'même chemin et on chantera sur l'même refrain. Celui qui commence en guitare et qui s'termine sur cette histoire. Qui s'relance sur un accord, comme un accord d'accordéon. Si t'es d'accord on joue nos corps. Si tu m'dis oui, j'te dis pas non."


Photo : Little Mylène.

# Posté le lundi 22 décembre 2008 08:14

Modifié le lundi 22 décembre 2008 10:28