Ciao Bella. Les autres on s'en fou. Ciao Bella. Les autres c'est pas nous.

 Ciao Bella. Les autres on s'en fou. Ciao Bella. Les autres c'est pas nous.
Aller à un concert. Repeindre ma chambre en vert. Boire de la vodka. Aller chez Ikea. Mettre un décolleté. Louer un meublé. Et puis tout massacrer. Pleurer pour un rien. Acheter un chien. Faire semblant d'avoir mal. Et mettre les voiles. Fumer beaucoup trop. Prendre le métro. Et te prendre en photo. Jeter tout par les fenêtres. T'aimer de tout mon être. Je ne suis bonne qu'à ça. Est ce que ça te déçoit ? J'ai rien trouvé de mieux à faire et ça peut paraître bien ordinaire. Mais c'est la liste des choses que je veux faire avec toi. Te faire mourir de rire. Aspirer tes soupirs. M'enfermer tout le jour. Ecrire des mots d'amour. Boire mon café noir. Me lever en retard. Pleurer sur un trottoir. Me serrer sur ton coeur. Pardonner tes erreurs. Jouer de la guitare. Danser sur un comptoir. Remplir un caddie. Avoir une petite fille. Et passer mon permis. T'embrasser partout. S'aimer quand on est saouls. Regarder les infos. Et fumer toujours trop. Eveiller tes soupçons. Te demander pardon. Et te traiter de con. Avoir un peu de spleen. Ecouter Janis Joplin. Te regarder dormir. Me regarder guérir. Faire du vélo à deux. Se dire qu'on est heureux. Emmerder les envieux.


Rose.


Regarde, je vais bien.

# Posté le lundi 29 décembre 2008 14:22

Modifié le dimanche 25 janvier 2009 10:08

Le bonheur est une vieille qui boite sur du verglas.

Le bonheur est une vieille qui boite sur du verglas.
Que veux tu que je te dise. Que tu es encore là, pendus à mes cordes vocales. Nouant mes nerfs. C'est contradictoire. Tu es mon dégout et mon envie. Je te désires, et plus je te désires, plus je te hais. Au fond, tu n'es qu'un rêve. Qu'une petite histoire qu'on se raconte le soir pour s'endormir. La notre, histoire ? Elle ne me sert plus qu'à faire fantasmer toutes ces petites connes qui raffolent de potins, et qui en reprendraient bien encore. Tu n'es plus un besoin. Plus une obligation. Maintenant tu es juste un souvenir qu'on se remémore parfois avec mélancolie. Juste ça. Et quand j'entends ton nom, maintenant j'ai juste envie de te sauter à la gorge. Juste ça. Tu n'es rien. Juste une image qui apparait lorsqu'on embrasse un autre. Maintenant tu n'es plus qu'une idée qui nous fait vomir. Tant mieux. Maintenant que tu es là, je n'aurai plus à m'enfoncer les doigts au fond de la gorge.


Photo : Charlotte et moi.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 13:45

Modifié le vendredi 16 janvier 2009 14:26

Crazy for you.

Crazy for you.
Parce que j'ai l'impression que tout ça s'est évaporé. Je ne sais même plus pourquoi je suis venu ici. Faire différemment, quitter tout ça, sortir du lot, changer ? Honnêtement je m'en fou. C'est peut être ça le problème, je m'en fou. De toi, du reste, des autres, du monde, de moi, de ce qui te fais sourire ou de ce qui te blesse. Je m'en tape. Mélancolie. J'en ai besoin. Je me dis que si je n'étais pas parti plus loin... Tout ça. Enfin tu vois ce que je veux dire. J'ai l'impression de ne plus vous comprendre, le son en sourdine. Je t'aime toujours autant Krystel et tu vois bien que il n'y a plus rien, que si je cesse de harceler, tout sera finit, détruit, à terre. Et ce sera régler. Évidemment que j'apprecis les autres, ceux du nouveau monde. Mais je fais tache. Je serai toujours la fille qui n'a pas sa place. Trop banale pour faire partie des gens différents. Pas assez bien pour faire partie du lot. Je ne me sentirai jamais chez moi, ici. J'ai cru qu'on pourrait s'en sortir seul.

Ça fait comme un gros trou au fond de mon coeur. Il manque leur place. Je donnerai beaucoup de chose pour revenir un an en arrière. Beaucoup, beaucoup de chose.
Et maintenant c'est comme une énorme crevasse qu'on laisse s'agrandir jusqu'à ce que tout le monde chute, jusqu'à ce qu'elle anéantisse ce "nous".

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 13:59

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 14:31

Par le battement de coeur qu'il te prend sans savoir. Ton pauvre coeur qui n'en peux plus de ne plus pouvoir respirer.

 Par le battement de coeur qu'il te prend sans savoir. Ton pauvre coeur qui n'en peux plus de ne plus pouvoir respirer.
Je veux que ça s'arrête. Maintenant. Juste, un instant. Où le monde tourne au ralenti. Et où je suis la seule, avec toi, a avancer à vitesse constante. Le monde pour nous. Un monde où tu détestera ce qu'il restera de nous. Où tu me haïra profondément et où je resterai là, cramponner à tes semelles, te priant de ne pas m'abandonner. Où chaque soir je pourrai hurler la tête entre mes mains, recroquevillée sur moi même, avec pour seul compagnie la pluie, je pourrai hurler que je te hais, que je détestes ce que je suis devenue, et que c'est à cause de toi que je suis une épave. Et le lendemain tu marcherai vite, et moi derrière, suffocant, sans jamais te rattraper, mais jamais bien loin. Où chaque nuit, ayant envie de poser mes doigts sur ta peau, je me l'interdirais et je dormirais à côté de toi. Un monde où on se détesterai. Où tu me détesteras. Et ta bouche sera si belle, quand elle ne te servira pas à me maudire. Privé de toutes personnes sauf de moi, tu finirai par m'aimer. Et moi je te laisserai à contre c½ur, comme tu as abandonné mon c½ur au bord de la route. Je te laisserai là, les yeux et le c½ur humide, regrettant, et je te regarderai crever. Et tout sera finit. Enfin. Je repartirai avec le monde, seule, me noyant dans mes souvenirs.

J'ai attendu trop longtemps le moment où tu sonnerai à ma porte, et moi je cacherai ma tête sous l'oreiller pour ne plus entendre le bruit de ton coeur. Jusqu'à ce que, sans les pulsations qui le maintenait en vie, le mien s'éteint à son tour. Je mettrai alors nos deux coeurs dans un tiroir, et souvent je les regarderai, mélancolique. Et des larmes tomberont entre les deux. Comme l'énorme falaise qui nous sépare maintenant. Où j'attends, impatiente, qu'elle s'agrandisse encore un peu, pour qu'enfin je puisse chuter dans le seul endroit où notre folie et ton amour résiste encore.
Elle est où la fin ?



Toi tu dis que t'es bien sans moi. Et qu'au fond de mes bras il y fait trop froid. Et moi il y a quelque chose qui fait que je n'y arrive pas.
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# Posté le vendredi 16 janvier 2009 14:32

Modifié le lundi 19 janvier 2009 13:08

Ils disent qu'avec le temps tout ça passera. Mais c'est le temps qui a pris mes demains et en a fait des hiers.

 Ils disent qu'avec le temps tout ça passera. Mais c'est le temps qui a pris mes demains et en a fait des hiers.
Parfois j'aimerai que l'on me demande ce que tu es pour moi. Alors je répondrai avec un sourire étrange que tu n'es pas. Le pourquoi de mon comment. Ma seule et véritable inspiration. Une personne à qui j'ai envie de laisser la dernière part de gâteaux. Quelqu'un pour qui je dis que j'aime la musique qu'il écoute alors que une envie d'écraser ce misérable poste m'envahie. Le sel de mes larmes et la lueur dans mes yeux. Ce gout acide au bord des lèvres et cette froideur en moi. Comme si l'on m'avait marqué au fer rouge pour prouver que tu seras là, encore. Brulant. Cette envie de courir loin, très loin. Mon adrénaline, mon dégout et mon désir. Ma soif d'apprendre et de comprendre, la chose qui me dessèche. J'ai arrêté d'y croire le jour où tes yeux étaient vides, ton regard lointain et où ton c½ur ne voulait plus rien dire. La pluie qui ruisselle dans mes cheveux et le soleil accablant qui m'empêche de respirer. Un étau qui nous sert toujours plus fort. Ce truc qui manque une fois qu'on en est rassasié. Tu ne seras plus.


Tu as pris tes mots dans sa bouche et ton souffle dans ses peines. Et tes mots les plus farouches dans le flux brulant de ses veines..





On a fait des projets. Tu m'as dit qu'on s'en foutait, de tout, du reste, des autres, la seule chose qui comptait c'était nous. On a marquer des dates sur nos agendas, on a cloués nos rêves sur les murs. Tu m'as fait croire qu'on était libre, qu'on était fou, qu'on était deux. Tu as épingler mon coeur à côté de celui des autres. Et tu es partis dans les bras de ces putains. Tu m'as fais croire que le monde c'était rien d'autre que nous. Tu n'as même pas pris la peine de regarder ce que tu as détruit. Accrochée aux aiguilles du cadran, la seule chose qui me relie à toi, le temps, en espérant qu'elle tourne une dernière fois dans le sens inverse. Non. Tu t'es tromper, tu es libre, et moi je reste pendu à tes semelles.



Tu es partis avec mon coeur dans ta poche.

# Posté le samedi 24 janvier 2009 06:03

Modifié le dimanche 01 février 2009 07:07