C'est pas de la déception, non. Tu savais que je pensais ça. Là, tout au fond. J'aurai eu envie de gerber tes mots ce soir. Y mettre les doigts, me foutre un coup de point dans le ventre mais que tout ça ressorte. Vite. C'est pas du dégout. Maintenant j'ai compris qu'on commence a sortir de ce petit nuage enrobé de douceur pour aller pourrir dans leur merde. Comme tous les autres. Et t'as beau sortir la tête, il y a toujours quelqu'un pour t'y enfoncé. Voilà, voilà ce que c'est ton putain d'avenir. Voilà a quoi elle nous mène cette putain de crevasse ! Je me surprenais même a esperer que tu pouvais m'emmener, là bas, ailleurs, loin de ce troupeau de boeufs qui gémit ! Je me suis tromper. Bien trop égoïste pour partager son ailleurs. Bien trop glorieux pour ne pas cracher son bonheur a la gueule. Répugant. J'ai envie de te cracher dessus. de te dire, toi aussi t'es inférieur. Baises mes pieds crochus sal con ! Retournes y dans ta merde, nois toi y dedans, je viendrai pas te chercher. Crève avec ton putain de sourire. Retournes y dans les bras de ces catins. Ce ne sont pas des gamines elles au moins. J'ai envie de détester tout ce qui se raporte à toi. Ce sourire d'où dégouline le mépris. J'te le ferai bouffer à la pelle ton putain de mépris ! Ces vignes, et puis ce soleil... J'ai vraiment pas envie de te voir ce soir. Vraiment pas.
Tu sais vaiment pas ce que tu veux ? Et je sais que je vais finir là, sur ce trotoir, completement désséché au bord de la route où tu m'as laisser. Tu m'as dit que tu viendrai. T'es partis trop loin pour te retourner. Pour une gamine de plus. Je vais finir désséché par le soleil sortis de ta bouche.
Et tu cours, tu cours. Toujours plus vite. A la recherche d'un monde nouveau. Cette envie inssésante de vouloir tout savoir, tout connaître, tout voir. Ce plaisir a voyager et ce dégout a revenir ici. Différent, et bien trop loin maintenant. Impossible a cerner.